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A+A- : Ecrits d'âme d'une jeune psy

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7 novembre 2015

Les dessous d'une vie de psy ! Livre A RECOMMANDER

 

http://www.edilivre.com/les-petits-dessous-denteles-et-dechires-d-une-jeun-231d6725c5.html#.VjYaILcvfIU

Ci dessus, le lien d'un livre à mettre entre les mains de nombreuses personnes du domaine psy (psychologie/psychiatrie/psychothérapie/psychanalyste...) et bien autres, puisque ce roman dépeint les rapports humains, le regard d'une jeune femme aussi, psychologue-psychothérapeute sur sa vie conjugale, puis la difficulté de trouver un emploi en tant que psychologue malgré les besoins sociétaux, en somme des sujets concernant tout un chacun ou pouvant servir à grand nombre d'individus. In fine, ce roman tend à réfléchir sur la discipline de l'âme et sa place dans notre culture ainsi que la quête à la possession.

Vous pouvez solliciter vos libraires ou commander le livre sur EDILIVRE.

 

Bonne découverte des dessous d'une vie de psy !

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25 juin 2014

Soyez écoutant, conseilleur, prêtre, magicien, sauveur, marchandeur... C'est la braderie au cabinet psy!...

Chers lecteurs actuels de France, de Belgique, de Canada, d'Etats-Unis, d'Allemagne, de Tunisie, d'Algérie, du Quatar, de Suisse, connaissez-vous une psy diplômée d'Etat, se retrouvant prêtre, magicien, négociateur, sauveur, boîte à secret, livre de chair... ?

Eh oui, c'est la richesse et à la fois, la petitesse de mon métier, la représentation et les attentes de mes patients nouveaux, comme fidèles, me cantonnent à une oreille très active... Des patients parfois bien trop impatients, qui me sollicitent pour recevoir non pas un éclairage mais un guide d'existence, avec garantie s'il vous plait, qui me livrent leurs histoires des plus conscientes au plus refoulées, me délivrent quelques secrets ou actes "pas bien", les amenant à me voir comme un prêtre des temps modernes. Ils pleurent, ils crient, ils rient et cherchent à entendre mon rire puis fixent mon sourire, ils en profitent pour m'interroger sur un détail personnel ou bien continuent à parler d'eux et à me narrer de petits éléments de vie n'étant en rien problématiques. On pourrait prendre un thé, je pourrais me laisser tenter et dévier vers l'amitié, mais non, la richesse de mon métier ne me fait jamais perdre de vue qu'une éthique et déontologie encerclent mes murs. La petitesse de mon métier, celle que le grand nombre crée de par ses idées reçues de la psychologie ou de par de mauvaises rencontres avec des psys peu professionnels, fait que je donne tout pour démontrer à mes patients ce qu'est la psychologie et ce qu'est un psychologue!... Un psychologue à part entière, pas un conseilleur, pas un journal intime, pas une pellicule, pas un prêtre, pas un prophète.........

Il y a des entretiens qui sont pour moi, des marathons, d'autres des ballades, mais ils ne sont jamais un temps à partager pour simplement recevoir mon dû. Comme le temps est précieux, comme toute demande latente ou manifeste attend un retour, comme tout travail mérite salaire, je mène chaque entretien au cas par cas avec l'objectif d'apaiser le patient ou de lui procurer un mieux-être dont il devra s'accaparer pour le faire perdurer au-delà du cabinet. Qu'une séance dure donc 1h, 1h30, voire parfois un peu plus, qu'elle soit plutôt "facile" à mener ou plus endurante et me vide d'énergie comme après une très longue course, je tiens à rester psychologue et à laisser repartir le patient avec des larmes séchées, une idée développée, un resentiment compris ou un éclairage arrivé au bon moment pour qu'il fasse son chemin en-dehors de notre espace "psy". Il faut donc savoir jauger la fin d'un entretien mais savez-vous qu'il faut aussi savoir marchander une fois votre travail terminé? C'est la fameuse pochette surprise, quand un patient ne vous dit pas "je croyais que c'était remboursé" mais qu'il vous dit "j'ai pas assez" ou bien "je suis embêté mais je n'ai vraiment pas beaucoup de moyens actuellement, je voudrais continuer à venir, est-ce que ça vous embêterait qu'on baisse le prix (de plus de la moitié) ?"

Comme quand on a fait un grand effort physique, une boisson pour nous hydrater nous est nécessaire... Après un entretien qu'il soit ballade ou marathon, au-delà de l'effet thérapeutique du paiement, il y a un tarif qui vous permet de rester debout. C'est comme la boisson après la sudation...

Lorsqu'un patient demande à payer moins, je reste compréhensive et rassurante pour lui. En revanche, lorqu'un patient marchande, je me dis parfois: "invente ta conception d'entretien psy, à quoi bon rester conventionnelle dans un cabinet, déjoue la culture psy de ton pays, à quoi bon s'en tenir à une éthique, à une déontologie, négocie toi aussi, attire tes patients, titille leur équilibre, bouscule leur cadre de vie, dis leur ce qu'il veulent entendre puisque bien souvent celles qui cherchent à négocier le prix d'une consultation sont des personnes qui a-priori, n'ont aucune connaissance sur les professionnels de l'âme et ne te laissent parler au cours de l'entretien, mais qui attention, clameront partout haut et fort qu'un psy est bien trop silencieux et ne sert à rien. Enfin, réponds à une question cach, pour 10 euros en cach, reçois les et réponds à leurs appels et "S.M.S" à leur guise, en "sachant les sauver" mais avec pour le coup, un petit surplus pour toi car tu auras du mettre ta cape d'héroïne!..."

Je crois qu'il est temps que vous fassiez part de votre conception d'un psy et de vos attentes à son égard afin que cette profession participe à rendre l'Humain toujours un peu moins con. 

16 juin 2014

Jeunes ou "vieux", ce manque qui ride la Vie...

"Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, rien ne se perdrait".

Henri Estienne. 

Une jeune psy rajoutera: "A humain imparfait, il y a les faits d'une réalité pour démontrer qu'à perdre, le Sujet de toutes années s'enrichit à jamais".

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6 juin 2014

Le pouvoir des pierres!...

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C'est en allant au marché que j'ai rencontré ma compagne des jours fatiguée, une pierre pour me requinquer! ;-)

Alors que je me décidais à aller au marché, en vélo, je me rendais compte à moitié chemin et face au vent... que j'avais oublié mon porte-monnaie ! Ah, oui ? "Ah ha! Sacré acte manqué", me diront certains!...

Ces actes manqués, labsus, rêves, ... me font parfois rire et je poursuis ma recherche sur la véracité de la révélation de ceux-là... Car un matin comme ce jour, où je n'ai dormi que 4 heures, je suis juste submergée par ce manque de sommeil, et la contrariété qui m'a conduite à dormir si peu. Je pars au marché la tête luttante entre ce qui me peine et ce que je lis, regarde, écoute pour ne plus y sentir... Je valse donc, quoi que non, ce n'est pas vraiment une danse, c'est plutôt, le jeu du tourniquet!...

Donc à moitié chemin et voyant l'heure défiler, je retourne chez moi chercher mon porte-monnaie et prendre la voiture... Génial, la voiture, que je ne voulais surtout pas utiliser pour ses quasi 10 kms aller-retour du marché à mon domicile... Me voilà un peu plus mécontente mais comme d'habitude, j'essaie très vite de passer outre et de retrouver la sympatique raison qui animait mon acte d'aller acheter mes fruits aux paysans du coin... Agriculteurs du terroir que j'n'ai pas vraiment trouvé face à une écrasante majorité de revendeurs de fruits et légumes d'Espagne... :-(

Enfin, donc, une fois arrivée au centre de la ville, bien garée, je rejoins la place du marché et y fais mes petits achats. Juste le nécessaire, bavant devant quelques livres mais aussi, de bons fromages que jeune psy en libéral, je n'ai pas les moyens de m'acheter fréquemment. Et là, je tombe sur un stand de pierres... Les pierres que je rêve de pouvoir m'acheter ou porter un jour... Les vraies pierres bien-sûr !... Alors je regarde, je cherche s'il y a leur provenance d'affichée, je dis bonjour au monsieur et tente de "décrypter" son rapport aux pierres ! Vous aussi, vous vous demandez parfois, si le vendeur/professionnel est un charlatan, un passionné, un producteur,... Alors voilà, celui-ci m'a vite pris dans ses filets et m'a demandé si "je connaissais le pouvoir des pierres, si je le ressentais?". Je lui ai répondu que jusque-là je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de ressentir "le pouvoir".

On m'a offert un jour, un magifique collier avec une pierre malachite, couleur et particularité que j'affectionne. Pour autant, je ne crois pas en avoir vraiment ressenti d'effet, je devrais la porter plus souvent lorsque j'ai "un mal" et peut-être l'associer à une seconde pierre, ce que j'ai découvert ce matin après les manipulations du monsieur!

Ce monsieur m'a dit: "Eh bien nous pouvons voir si vous êtes réceptive à leur pouvoir, ça n'engage à rien". Il s'est approché avec un pendule et a affirmé: 

-"Vous êtes bien fatiguée, très fatiguée. 

Silence... Oui vous êtes beaucoup fatiguée.

-Oui je le suis, d'ailleurs comme vous le voyez j'ai un herpes à la lèvre supèrieure ( ne lui révélant pas que j'en avais un second, à une zone non visible !... :-$)

-Vous avez eu ces derniers jours, un choc émotionnel."

Grrr... Tout ce que j'essaie d'oublier, la petite violence que je me suis faite d'aller au marché, le sourire et le regard droit que je tente d'arborer ont été démasqués par ce pendule et l'air grave de son propriétaire!!!! :-b Je lui dis: "Oui, très sûrement" sentant ma gorge se nouer et une certaine tristesse m'envahir. Faisant fi de mon état, je continue à discuter avec ce monsieur qui me dit que j'ai eu, du coup, un déséquilibre dans mon bassin, étant à l'horizontale et non à la verticale... Enfin, je crois qu'il m'a dit ça, car entre ce qui me composait et ma méfiance sur la qualité de ce "professionnel" je n'arrivais pas à tout encoder facilement...

"-Vous avez maaal quelque part."

Oulàlàlà... Quoi dire à cette parole d'un étranger, si affirmative de plus, quand on se sent déjà affaiblie, et qu'on nous crée alors ainsi, une sensation de dépossession de notre raison ?... J'eus envie de lui dire, à cet instant-là:  "J'ai mal au coeur, mal dans la poitrine", mais non, j'allais quand même pas dire ça à cet homme! Je lui ai alors balancé ( par conséquent, sans trop réfléchir... ) "J'ai parfois mal au côlon". Effectivement, j'ai tendance à avoir ce profond et handicapant mal, mais en ce jour si difficile à vivre sereinement, ce n'était vraiment pas celui-ci que je tenais à abollir !

Ce dernier m'a dit que pour remettre mon bassin et mon équilibre en place, puis me faire retrouver la santé, il allait me faire tester des pierres dans la paume de mes mains. Avec son pendule, il recherchait sur son stand et dans une boite à l'arrière, quelles pierres me déposer dans les mains, mains que je devais garder ouvertes au ciel... 

Il m'en a donc posé deux différentes dans chaque main et m'a dit que j'allais ressentir une sensation de vertige avec le pouvoir de l'une d'elles, et que c'est ainsi, celle-ci, qui me correspondra. 

Durant ces trois minutes, environ, de pose, il a placé une nouvelle fois son pendule vers moi et a changé l'une d'elles pour la remplacer par une autre qui, je vous passe, les détails, a bien chauffé dans ma main et s'avère être celle qui aura un pouvoir sur moi!!! Wahou!!!!...  Dans l'autre main, il m'a déposé un collier aux pierres quelques peu apparentes, et c'est plus précisément, cette association qui m'a fait ressentir une certaine existence de la pierre dans ma main gauche. Ce qui est donc "normal", m'avait-il précedemment averti, car je suis droitière...

J'étais curieuse de mener cette expérience bien que quelque peu consciente de me faire avoir, mais il faut tenter dans la Vie!... Alors j'ai acheté cette pierre, par manque d'argent, pas le collier en plus, qui donc associé à la pierre, aurait accentué le pouvoir. Néanmoins, j'ai déjà "la" pierre vertueuse et il m'importe de goûter à cette "thérapie". Je suis au moins, satisfaite "d'oser essayer" ! ;-)

Durant cette proximité, ce monsieur m'a demandé si j'étais vacancière ou habitais dans cette ville. Je lui ai dit que j'habitais et travaillais ici en tant que psychologue. 

Il m'a attardément regardé d'un air attendri. Quelques secondes après, il réussit à dire: "Attention à vous, il faut vous protéger et surtout avec le métier que vous faites. Je rencontre aussi des éducateurs, instituteurs qui ont un sacré poids sur leurs épaules avec leur travail."

Je l'ai regardé sans bien le voir tant je visualisais la tristesse et le regret d'une peine actuelle, puis d'emblée, j'ai moi-même réussi à lui répondre:

"Je suis parfois surprise de remarquer combien je peux savoir me protéger de ma Vie professionnelle; mon état actuel est bien plus lié à ma vie privée dont je ne sais pas si bien me protéger et c'est ca qui est embêtant..." Nous avons cessé ce sujet sur un petit sourire... "Petit, ou peu de", toujours mieux que "rien" pour un sourire... Petit sourire à faire ou à recevoir qui peut aussi avoir un bon pouvoir !...

 

21 mai 2014

Quand je serais grand, je serais...

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Tiens tiens, ce dessin ne vous rappelle pas un certain article ?... 

L'enfant répond :

- "Plus tard, je serai moi"...

Perspicace réponse n'est-ce pas?! Mmhmmh... Mais reste encore à savoir si l'on sait qui l'on est enfin lorsque du temps est passé... Et que l'on est a-priori, "un grand".

Le pointé du doigt de notre interlolcuteur, cette fois, enfant, adolescent, ou adulte sur piste de la sagesse (autrement dit, bien souvent, "personne âgée" ... ), sera aiguisé d'un sacré viseur, lorsque enfant présentement adulte, on lui répondra alors :

- "Je n'ai pas été celui que je voulais être..."

Certains nous laisseront pantois nous demandant "pourquoi"... Certains argueront qu'il n'est jamais trop tard pour être celui que l'on a voulu être. D'autres riposteront qu'il est déjà bien d'avoir essayé d'être juste "soi". Enfin, quelques uns narreront que pour certains faits et certains coeurs, il "est" "Trop T-ard" et qu'il est désormais temps de savoir se dire et se donner dans... l'instant présent... 

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19 mai 2014

Si l'on prenait le temps...

 

 

Si l'on prenait le temps d'écouter la musique... De la nature ou des Hommes... Par exemple et "par hasard", tomber sur un morceau revisité et se dire "pourquoi pas"

Si l'on prenait le temps de regarder les choses telles qu'elles pourraient être en se disant "pourquoi pas"

Si l'on prenait le temps d'apprécier ses minutes qui vont tuer un peu plus notre existence, "on se demanderait pourquoi",

Pourquoi, "il y a" des histoires que l'on dévore, passifs, et d'autres que l'on explore ou enterre, bien trop actifs...

Si l'on prenait le temps, il y aurait "des choses" que l'on scellerait et des coeurs que l'on s'appliquerait à arrondir

On verrait qu'en protégeant ces choses et en nourrisant les coeurs, contempler le temps serait un jeu d'enfant...

Jeu d'enfant, sensibilisant et constructif pour adulte hésitant...

 

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12 mai 2014

Pati-en(t) Moi

 

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6 mois de suivi à raison d'une ou deux séances par semaine, s'est a-chevé... Une de mes toutes premières patientes m'a dit, ce fameux dernier jour que j'ignorais: "Je vous rappellerais la semaine prochaine pour fixer notre RDV car comme je n'ai plus assez d'argent, je dois faire attention et je veux pas vous payer moins." 

Deux semaines et demi se sont écoulées, vue la problématique de ma patiente,je me suis permise de lui téléphoner après ce laps de temps pour avoir de ses nouvelles et lui démontrer que notre travail thérapeutique peut (et doit) perdurer au-delà de notre espace clinique! En effet, il s'agit maintenant, à elle, elle qui a décidé de ne plus venir me consulter, de s'accomoder de son histoire et de ses angoisses sous la même impulsion que celle déployée pour abréger notre avancée... Il n'est pas aisé et anodin (de choisir) de ne plus venir à un suivi psychologique, d'autant plus lorsque sa cadence fut régulière et conséquente. Madame J, évoque ce fait par son manque d'argent et sa perdition parmi les professionnels de la santé (étant pour elle: le naturopathe, le psychiatre, le magnétiseur, et moi-même "la psychologue-psychothérapeute"), professionnels de qui elle souhaite s'éloigner. Bien-sûr, cette raison et décision peuvent être louables, respectables et compréhensives, néanmoins, le travail mené ensemble s'interrompt aussi sous l'effet de la relation qu'a Madame J avec sa mère... Mère très directive et autoritaire, menaçant sa fille de la mettre sous tutelle dû à son état de santé. Précision, Madame J a toute sa tête même si "une tendance" obsessionnelle et des pensées délirantes rythment certains passages de sa vie.

Sans rentrer dans les détails et les termes cliniques, je vous abstiendrais de mon analyse quant à cette patiente et le terme de nos entretiens.

Une rencontre fortuite puis d'autres coups de fil de Madame J à mon égard, l'ont mené à vouloir reprendre RDV à "bas prix". C'est là que le bât blesse pour Madame qui semble réaliser la somme qu'elle dit pouvoir mettre à l"heure actuelle, somme qu'elle souhaite donner dans une séance pour le coup "écourtée". Je lui réponds que la séance durera le temps nécessaire, quel que soit l'argent versé. Madame J qui a toujours bien gagné sa vie accepte d'une façon effrontée de donner éventuellement moins que ce qu'elle ne donnait déjà depuis le début de notre rencontre. Femme au parcours sportif, fierté et endurance dans la poche cohabitent mal avec décadence sociale et régression psychique.

Concernant cette patiente, une de mes hypothèses de travail était son manque d'estime d'elle-même, la perte de son identité, la peur de son autonomie, l'effroi devant certains de ses désirs sexuels... Madame J avait besoin de recevoir l'attention et le soin de ces professionnels de la santé, un soin qui selon ceux-là variait tant dans leur qualité que dans leur production et productivité. Pour une part, ce soin était la tentation pour elle de pallier les carences affectives causées par ses parents mais aussi, une première relation amoureuse, défaillante. En somme, venir à nos séances psychologiques-psychothérapeutiques était avaler ou plutôt, ingurgiter un "placebo", plutôt que s'appliquer à une réelle introspection et s'armer pour un véritable labeur... Eh oui, un ou des entretiens psychologiques ne découle(nt) pas sur des "résultats" magiques mais "condui(sen)t" à un épineux boulot!...Il est probable que mes observations quant à ce point l'ait perturbée, dans sa quête effrênée de soi-n.

De surcroit, je me permets de penser que notre travail a pâti de la forte personnalité de la mère de Madame J et que Madame J "contrainte" d'après ses dires, de revenir au domicile parental n'a pas réussi à se délivrer de l'emprise de sa mère pour déterrer les clés de sa liberté de femme d'une cinquantaine d'années. 

Voilà... 6 mois de suivi à raison d'une ou deux séances par semaine, s'est a-"chevé"... Je me demande si j'ai loupé quelque chose ou si j'ai trop fait... Trop fait dans l'humain ou trop fait dans ma réfléxion clinique. Ai-je dit trop souvent en raccompagnant Madame J à la porte: "Je vous encourage, vous n'êtes pas seule, il y a vous, votre démarche pour votre santé mentale, vos proches et moi aussi, qui vous soutenons." Ou bien, suis-je intervenue trop tôt et trop analysante plutôt que simple écoutante comme le font nombre collègues pour étendre le suivi (à de grandes fins pécuniaires, sans se leurrer!)...

Le mot est peut-être fort mais il mérite tout de même d'être soulevé, car je suppose et tends à affirmer clairement que pour tout psy de l'âme, ne pas mettre fin soi-même puis avec confirmation du patient, à un suivi, le fait pâtir dans son exercice. Le psychologue-psychothérapeute masqué ou transparent, vêtu d'une cape ou d'un pantalon taille basse/taille haute, jupe ciseau, robe fuseau, chaussé à plat ou bien perché, franchement ou aigrement "com"-patissant, éprouve une certaine difficulté à réorganiser son planning et à penser sa technicité sans avoir pu signifier la "fin'' du suivi. Il fut inquisiteur, guideur, parfois meneur, puis aussi entraîneur mental, il ne sait pas si la personne qu'il a normalement traité avec "neutralité bienveillante", aura pris son envol ou se sera perdue dans les méandres de son âme, voire, emprisonnée dans sa détresse. In fine, le psychologue soigne les coeurs de l'Homme et "panse" souvent bien seul les effets de son palpitant métier... Le psychologue est un écailler de sentiments humains, aux provenances diverses et variées... 

Voyez-vous, étymologiquement, la psychologie clinique consiste à se rendre "au chevet" de la personne. Finalement, notre cadre conventionnel ne patirait-il pas lui aussi de nos codes et de nos mentalités... Effritées ?... 

Madame J, au téléphone m'a proposé de nous rencontrer furtivement ou posément, pour me donner quelques nouvelles. Or, Madame J, ne donne pas "quelques nouvelles" en-dehors du cabinet, Madame J, au combiné ou à la croisée de rues, me narre son quotidien et m'expose son imaginaire... "A une terrasse d'un café", il y a de quoi étendre son affect, tendre vers l'amitié; Puis à la fois, face au spectacle de son imaginaire, il y a de quoi laver... Laver et adoucir son âme au cours d'un travail psychologique, singulier, personnel.

2 mai 2014

Psy d'ici et d'ailleurs... L'horizon pour confession?...

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 Quel que soit le spectacle que nous offre l'horizon, il procure in fine, indéniablement, une sensation d'évasion... L'espace de notre belle nature engendre chez tout un chacun, lacher prise, conscience, révélation,...

L'horizon est un espace où l'on s'adonne à s'abandonner, que l'on soit arrivé devant lui tourmenté ou enjoué... Petit bémol, car rien est uniforme et semblable chez l'humain, il s'avère que l'horizon, à altitude ou pas, se montre vertigineux pour les personnes apeurées par les divers accès qu'il propose...En effet, il est juste que son étendue et l'apparente distance entre lui et nous défi(lent) la grandeur de notre âme... Tout petit, on se sent être bien peu face à lui... Et que l'on soit ces Hommes "apeurés", "égocentriques" ou "contemplatifs" on en vient tous un jour, à se demander: Quelle voie emprunter pour toucher cet horizon, quelle langage adopter pour s'en emparer, quel regard porter pour s'en inspirer? Quelle direction prendre pour réaliser qu'effectivement, l'horizon a le sens que seule notre personnalité et culture lui attribuent, écho de notre Vie, ou miroir magique (boule de cristal divulguant l'avenir...).

Nous finissons tous par avoir un lieu que l'où voudrait "sien", un lieu pour espérer, pour pleurer, pour raconter, pour prier, pour jouer, pour fantasmer, pour lire, écrire, aimer,... vivre et mourir... Un lieu où l'horizon serait celui de la nature de notre belle planète ou celui de notre instance psychique, mystique et odysséenne, "l'Imaginaire".

A la sortie d'entretiens, je me dirige souvent vers un horizon, cet horizon est le luxe d'une modeste vie d'une jeune diplômée! Mais quel luxe!... Pour l'avoir, j'ai fait des sacrifices, j'ai espéré et j'ai "osé"... Pour le garder, j'"espère" encore, je cherche ces fameux terrains sur lesquels "une jeune psy" peut être embauchée sans être "pistonnée" et je m'essoufle d'avoir peut-être trop osé... Osé ouvrir un cabinet dans une petite ville côtière, osé quitter ses amis et sa famille, osé croire qu'une patientèle peut suffisamment s'établir pour pouvoir vivre de sa profession et plus, d'un mode de vie pleinement choisi! Il y a cet horizon, horizon d'eau salée, majestueuse... Horizon embrassant le sable fin recouvrant des kilomètres de plage... Sauvage paysage qui me présage ni positif ni négatif... A+A-, ce sont encore les identifiants de mon quotidien. La neutralité rejaillit.

Il y a cet horizon, horizon d'eau salée, époustouflante... Un horizon qui accorde le vol des oiseaux, le passage des avions, la navigation des bateaux au bordement du soleil... L'horizon sur cette côte ouest est mon lieu de "confession" au sens où je n'éprouve aucune limite à évoquer mes doutes, mes peurs, mes sentiments de culpabilité ou de "pas assez bien fait", mes déceptions, mes désamours, mes colères, mes désirs, mes pensées torturées ou soignées... Face à l'horizon, c'est tout un dévoilement spirituel qui s'extrait de mon corps; Si bien souvent je cherche à me ressourcer, à me calmer, et me redynamiser face à cet horizon, c'est parce que je sais qu'il est "le lieu" qui me permettra de continuer mon cheminement et qu'un jour, A+A- auront l'équilibre escompté par moi-même et non par ceux qui voudraient diriger/influer nos existences. Tel un gri-gri, un doudou, une personne, une croyance, accaparez-vous de l'horizon... Il est une invitation à poursuivre ses aspirations.

Psychologue clinicienne, j'exerce aujourd'hui dans un cabinet, bien "ici", je suis souvent pourtant, bien "ailleurs"... : Terrain miné, établissement exigu et sale, recoin d'une rue, ... Je travaille pour des ONG, j'assiste les plus démunis, j'entends différentes langues, je travaille avec des interprètes et ne marche jamais sans plume et appareil photo glissés dans une poche. Je cotoie la misère humaine pour la témoigner et l'absoudre. Ca c'est mon "Ailleurs" qui n'est aujourd'hui, qu'Imaginaire; plus tard, grâce à l'horizon qui me purifie, je pourrais peut-être dire, "psy d'ici et d'ailleurs" je l'ai "réel-lement été.

Vous aussi pouvez être fortifié par un lieu. Mettez tous vos sens en éveil et sans gober qu'"ailleurs c'est mieux", vous verrez que tout près de vous, il y a cet espace de recueillement propice à l'émancipation personnelle.

28 avril 2014

Psy d'ici et là...

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Ravie de constater le nombre de visiteurs sur ce blog, lecteurs de France, d'Etats-Unis, de Pays-Bas, de Suisse et Canada! Fantastique, je trouve, d'être consultée par des personnes de ces nations! Jeune psy, diplômée de psychologie à spécialité "interculturalité", je retrouve une dimension culturelle à travers l'écrit de ce blog, à travers vos regards qui se posent sur mes mots... Mots qui finiront peut-être par vous donner envie de participer à son émancipation en y laissant vos commentaires/suggestions. Quoi qu'il en soit, je persiste et ne néglige pas l'avancée de ce blog. Pour l'heure divers projets ont entamé mon temps de création envers ce support mais je vous demande un peu d'indulgence, une jeune psy doit tâter divers terrains pour gagner sa vie... ;-) Eh oui, "le psy n'est pas blindé', blindé du coeur, blindé du compte en banque!... Des histoires de ces patients l'affectent ou le questionnent, gagner sa vie en libéral n'est pas aisé les premières années, et être employé en institution est inatteignable sans briguer le piston d'un haut placé, haut placé qui devra lui-même savoir passer la pommade à son supérieur puis ensuite, ses subalternes, avec un sacré toucher, s'il vous plait!!!... ...  

En somme, je vous remercie pour votre attention et vous garantie d'autres articles dans les jours à venir! Qui sait ce que vos provenances et nos échanges peuvent produire, un livre, une rencontre, un projet, un enregistrement, ... ? ! :-q!   Ou juste et surtout, un peu de quoi rêver les pieds sur terre!... :-) 

Continuons à développer ce support ensemble pour que nos mentalités évoluent, pour que notre bien-être se renforce, pour que notre santé mentale soit au somment de notre âme! ;-)

A bientôt!

 

22 avril 2014

Qu'est-ce que tu veux faire plus tard?

Plus tard je serais astronaute, maitre d'ecole, pompier, docteur, acteur, dessinateur, ... Rêveur!

Enfant, adolescent ou adulte, nous nous sommes tous imaginés professionnel de tel domaine... Nos conditions de vie, notre environnement, notre curiosité ou non maitrise de nous-même peut nous conduire à être simplement rêveur ou passeur de temps. L'orientation scolaire et professionnelle au-delà de l'éducation qu'est censé recevoir l'enfant, doit lui permettre d'étayer ses connaissances de tel corps de métier pour pouvoir les transposer et les mesurer à ses traits de personnalité, à ses attentes, à ses capacités et aspirations. Des lectures, des visionnages de documentaires/film, des écoutes radiophoniques, des rencontres, des réalisations personnelles (création, prise de décision, engagement bénévole,...), des activités, permettent de gagner maturité réflexive et affirmation de soi!...

"Qu'est-ce que tu veux faire plus tard" est cette question qu'on vous a souvent posé petit, mais maintenant que la plupart d'entre vous êtes "grand", autonome, responsable et conscient du temps qui passe, c'est vous-même qui vous posez plus souvent cette interrogation... Il y a la Vie professionnelle, la Vie amicale, la Vie familiale, la Vie sociétale,... Elle n'a plus le même sens!...

Si l'on pouvait enrober chacune de ces Vies pour n'en créer qu'une, une plus douce, telle une enveloppe corporelle et psychique, on ressentirait bien moins de turbulences dans notre existence. 

"Qu'est-ce que je veux être? Qu'est-ce que j'aimerais avoir ou faire plus tard" est la prolongation ou modification de l'interrogation devenue lancinante de nos pairs ou parents. 

Il y a la Vie que l'on aimerait, celle que l'on désirerait, et celle que l'on a... Lorsqu'on était enfant, on entendait majoritairement le rôle et statut de notre Etre dans notre pays, on y pensait et répondait plus ou moins justement et toujours, avec une introduction onirique;Jeune adulte et plus, on se rend compte qu'il est déjà délicat de vivre en soi et pour soi, alors savoir quelle fonction professionnelle remplir "prend plus la tête" que ne fait s'envoler au pays des songes...

Jeune psy aujourd'hui, enfant lambda, je souhaitais être fleuriste, sportive professionnelle, je grandissais et ma construction identitaire me laissait rêver d'humanitaire... Adolescente seule m'importait l'envie d'"aider les autres" et faire changer les choses... L'humanitaire toujours, et plus rangé dans les codes, le métier de journaliste, convenait très bien à mes aspirations... Il y a eu ces fameuses conditions de vie puis des évènements qui m'ont fait repenser ce métier rêvé, une fois atteint les classes du lycée... 

Je laisse entendre à mes patients que rien n'est gelé dans "la Vie", ni temps caillé, ni âme momifiée, et qu'il s'agit bien souvent d'"oser" prendre des risques, d'oser sortir des conventions de notre société ou des regards plus que des paroles de notre entourage, pour se donner les moyens d'atteindre ses objectifs et de donner le sens que l'on souhaite (par besoin et désir) et non celui que l'on pense le plus adapté à la question "Qu'est-ce que tu veux faire plus tard?" Le trouble causé par leur Vie professionnelle, aussi bien dû à leur choix qu'à leur activité même, devient chez certains sources de conflits personnel, intra-familial, interculturel... Ces patients et le côté cruel de l'humanité pourraient me faire croire que la Vie professionnelle dicterait parfois, fatalement, notre existence... Un psy a-t'il la foi? Croit-il en la fatalité?

Jeune psy, je "pense": Avons-nous emprunté nombreux chemins et avons-nous sélectionné "la destination" que l'on voulait pour pouvoir (al)lier toutes ces Vies et équilibrer notre santé mentale sans sombrer dans un réductionnisme de "destinée"? 

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